CULTURE / MÉTAMORPHOSE : LE CŒUR JUSTE, LA VOIX TROP FORTE
Le 17 avril 2026, dans la solennité presque rituelle du Palais de la Culture Niangoran Porquet, L’Encre des Étoiles n’est pas montée sur scène pour simplement performer. Elle est venue se prouver quelque chose. À elle-même d’abord. Puis à nous. À la veille de la clôture du MASA 2026, ce moment avait le goût des premières fois, celles qui tremblent, celles qui débordent, celles qui ne trichent pas. Et c’est précisément dans ce débordement que réside toute la beauté et toute la limite de cette prestation. Une scène habitée, mais disputée Derrière elle, le live band installe une texture musicale dense : clavier, guitare, batterie, saxophone. Une architecture sonore solide, presque trop généreuse pour un art qui, à l’origine, respire dans le silence. L’Encre des Étoiles avance dans cet espace comme une combattante : elle occupe, elle traverse, elle insiste. Mais à vouloir remplir chaque interstice, elle oublie parfois que le vide aussi parle. Le slam n’est pas un espace à conquérir. C’e...









