LITTÉRATURE / SILA 2026 : UNE OUVERTURE ENTRE FERVEUR LITTÉRAIRE, DÉSORDRE LOGISTIQUE ET PROMESSES TENACES
Au Salon International du Livre d’Abidjan 2026, la littérature ivoirienne a tenté d’ouvrir grand ses portes à la 16 édition, mais non sans grincements. Ce 28 avril 2026, au Parc des Expositions d’Abidjan, l’attente s’est étirée bien au-delà du raisonnable. Plus d’une heure trente de retard, imputée à une panne d’électricité, a installé un premier malaise : celui d’un rendez-vous culturel majeur qui peine encore à maîtriser ses fondamentaux logistiques. Et dans un événement où le livre se veut lumière, commencer dans l’obscurité et dans la chaleur n’est jamais anodin. L’ouverture artistique, confiée au slameur Curtis, portait une promesse de verbe incarné. Mais cette énergie s’est heurtée à une défaillance technique persistante : son saturé, micros instables, perception brouillée. Le public, venu pour écouter, a dû parfois deviner. Dans un salon du livre, où le mot est roi, mal entendre relève presque de la contradiction. Sur le plan institutionnel, la prise de parole de Charles Pem...









