SOCIÉTÉ : TABASKI 2026 : LA FOI N’A PAS DISPARU, MAIS LES MOYENS S’ÉPUISENT
Mercredi 27 mai, à l’aube de cette Tabaski 2026, beaucoup de familles musulmanes ivoiriennes ne rêvent pas d’un grand mouton. Elles rêvent simplement de sauver la dignité de la fête. Dans plusieurs quartiers d’Abidjan, comme certaines villes de l'intérieur, des pères de famille ont passé des heures devant les marchés à bétail, calculatrice invisible dans la tête, regard perdu devant des prix devenus irréels. Des mères ont préféré éviter certaines visites familiales pour ne pas exposer leur gêne. Des enfants, eux, ont compris plus vite que prévu que la vie devient difficile. Cette année, la Tabaski n'est pas seulement une fête religieuse. Elle est le miroir brutal d’une société essoufflée. De plus, la pluie s’est invitée avec violence dans plusieurs communes, transformant parfois les lieux de prière et certains quartiers en parcours d’obstacles. Pendant que les fidèles tentent de préserver le caractère sacré de cette journée, beaucoup ont déjà perdu une autre bataille : cell...









