SOCIÉTÉ / CES NUITS OÙ L'ON CHOISIT LA FÊTE AU DÉTRIMENT DE L'ENFANCE.
Il y a des silences qui crient plus fort que les musiques assourdissantes des nuits festives. Des silences lourds, posés sur les lèvres d’enfants plongés dans un sommeil artificiel, pendant que la ville danse. En même temps que les lumières clignotent, que les corps et les hanches s’agitent, que l’oubli devient une échappatoire, quelque part, dans une chambre à demi obscure, une vie fragile est suspendue à une décision. Ce n’est pas seulement une dérive. C’est une fracture. Comment en arrive-t-on là ? Comment une main censée protéger devient-elle celle qui administre le danger ? Il serait trop facile de juger. Trop confortable de pointer du doigt ces jeunes femmes où jeunes filles en les réduisant à l’irresponsabilité. Mais la réalité est plus rugueuse, plus inconfortable. Elle est faite de solitude, de fatigue chronique, de rêves interrompus trop tôt, de pressions sociales qui murmurent : “tu dois encore exister, tu dois encore vivre.” Alors, certaines choisissent la nuit. Non pa...









