SOCIÉTÉ / ORPAILLAGE CLANDESTIN : APRÈS LES TROUS CREUSÉS DANS NOS TERRES, QUI CREUSE DANS NOS ÉCONOMIES ?
De la rébellion aux réseaux de l’or, des petits creuseurs aux grands bénéficiaires : la Côte d’Ivoire doit désormais regarder au-delà des sites détruits. Par Alex Adou Il y a quelque chose de profondément troublant dans notre manière de parler de l’orpaillage clandestin. Nous montrons les trous et les machines détruites. Nous montrons les bassines, les motopompes, les produits chimiques, les campements rasés et parfois les jeunes interpellés. Mais nous parlons beaucoup moins de ceux qui financent. De ceux qui fournissent les équipements. De ceux qui achètent l’or, de ceux qui organisent son transport. De ceux qui le font sortir des circuits officiels. Et surtout, de ceux qui profitent de cette économie souterraine sans jamais apparaître sur les sites d’orpaillage. La question n’est donc plus seulement : qui creuse ? La véritable question est désormais : qui gagne ? L’orpaillage clandestin où criminel de nos jours, n’est plus une affaire de pioches. La Côte d’Ivoire a aujourd’hui ...







